Cinéma La Palette     71700 TOURNUS     Tel : 03.85.32.58.48

PROGRAMME

Octobre – Novembre – Décembre 2013

Yema : Affiche Queen of Montreuil : Affiche

Spéciale première : Affiche Dans un jardin je suis entré : Affiche

cinemascotte@wanadoo.fr          site : http://perso.orange.fr/cinemascotte

Jeudi 3 Octobre 20h30   Dimanche 6 à 17h00

Yema : Affiche YEMA  réalisé par Djamila Sahraoui (Algérie / 2012) avec Djamila Sahraoui , Samir Yahia, Ali Zarif                           1h30/VO  
Dans Barakat !, son premier long-métrage réalisé en 2006, la scénariste et cinéaste Djamila Sahraoui enchaînait le destin de deux femmes algériennes à leur patrie, meurtrie par le terrorisme. Dans Yema, elle livre une nouvelle réflexion sur la violence et ses conséquences sur les femmes. Dans cette histoire aride où vie et mort se défient, le féminin irrigue de nouveau un récit terrien, rattrapé par la politique...

Situé en Kabylie, où la cinéaste a grandi, son film met en scène Ouardia, une paysanne algérienne qui revient enterrer son jeune fils militaire dans son ancienne maison, laissée à l'abandon.

De l'histoire classique d'une mère et de ses fils aux parcours opposés, Djamila Sahraoui tire un film formidablement sensible et épuré dont les images s'enfoncent en nous pour ne plus nous lâcher. Son refus de tout effet n'empêche pas le film d'être tendu de bout en bout. Elle ne distille les détails qu'au compte-goutte, si bien que le spectateur doit lui-même en composer les tenants et choisir l'ampleur de la métaphore. Entre la lumineuse splendeur de la nature et les clairs obscurs des intérieurs de la ferme se joue la résistance d'un pays qui doit retrouver dans son actuel entre deux la féminité et les logiques de vie qui lui assureront un avenir.  (Olivier Barlet Africaculture)

Soirée COMEDIE loufoque, décalée, poétique, noire, corrosive…

SAMEDI 2 NOVEMBRE à  partir de 19h00 (début de séance)

(ATTENTION la séance débute à 19h et le guichet ouvre à 18h30)

Queen of Montreuil : Affiche

19H00    QUEEN OF MONTREUIL Film français réalisé

par Solveig Anspach (2013) avec Florence Loiret-Caille, Didda

Jonsdottir, Ulfur Aegisson                                                      1h27

                Une jeune femme, Agathe, rentre en France, chez elle, à Montreuil avec les cendres de son mari, french doctor décédé brutalement à l'étranger. Elle doit de remettre à son travail de réalisatrice mais aussi commencer à faire le deuil de son mari. Elle y arriverait sans doute plus facilement si elle ne cessait de trimballer avec elle l'urne funéraire, lui cherchant désespérément la place adéquate dans la maison. L'hébergement de deux routards islandais, la mère et son fils, rencontrés à l'aéroport et qu'elle décide de loger quelques temps pour les dépanner, vont largement  l'aider à faire son deuil...

                Ces islandais sont à l'image des voisins d'Agathe, gentiment barrés et carrément loufoques. Car dans cet univers foutraque à souhait, on va partir à la recherche d'une robe de mariée rose, tomber nez à nez avec un phoque anorexique, escalader une grue de chantier, se connecter avec la Jamaïque dans un pressing/internet…

Conte loufoque et poétique, ce film décalé plein d'humour et de fantaisie, est aussi une fable douce et tendre, presque joyeuse sur le deuil et la force de l'amitié.               

Le film est porté magistralement par une bande d'acteurs épatants et notamment par une Florence  Loiret-Caille discrète et trop rare à l'écran, qui promène sa douce mélancolie, sa fragilité et son petit grain de folie parmi ces personnages atypiques. La réalisatrice a aussi particulièrement soignée les prises de vues et parvient à donner de l'urbanisme de Montreuil une image valorisante.

C'est frais, original, drôle, le genre d'ambiance qu'on n'a pas envie de quitter et qui vous fait sourire longtemps après que les lumières se soient rallumées.

Spéciale première : Affiche

-          Petit intermède restauration  -

21H30   SPECIALE PREMIERE réalisé par Billy Wilder (1975) avec Jack Lemmon, Walter Matthau, Susan Sarandon  1h45 V.O

Rédacteur en chef d'un journal, Walter Burns est en colère contre Hildy Johnson, son meilleur journaliste, qui, absent, risque de lui faire manquer l'exécution d'un dangereux assassin. Mais le reporter désire abandonner le journalisme et toute recherche de scoop, et préfère se marier. Walter va tout faire pour qu'Hildy revienne sur sa décision.

Le film est une critique de la mesquinerie du journalisme et de la corruption des responsables, une réflexion sur l'addiction au travail contre le mariage. L'ultime rebondissement du film est à ce titre aussi grinçant que savoureux, et achève le bel ouvrage de Wilder sur une de ces pointes d'humour dont il avait le secret.

Plus de trente ans après, il est urgent de réévaluer à sa juste valeur cette merveille de comédie noire, drôle et corrosive. (A voir A lire)

Jeudi 7/11  20h30 Dimanche 10/11   17h00

ENTREE DU PERSONNEL  film documentaire réalisé par Manuela Fresil avec Florence Muller, Emilie de Preissac, Eléonore Saintagnan                                 1h00

Ce film raconte le destin commun des ouvriers de la viande dans les grands abattoirs industriels. Manuela Frésil s’est introduite au cœurs d’une dizaine d’abattoirs industriels français, du petit matin à la sortie d’usine, aux côtés d’ouvriers à la chaîne, qui tranchent, dépiautent, ficellent, chargent. Réalisé à partir de récits de vies de salariés et de scènes tournées dans des usines, Entrée du personnel raconte l’emballement des cadences et la répétition infernale, l’affolement des gestes quotidiens. En présence d’un intervenant (sous réserve)

La cinéaste souligne poétiquement la gestuelle de ces tâches mécaniques. Certes, les animaux souffrent, mais les hommes aussi, soumis à des cadences de plus en plus infernales au nom de la rentabilité. Édifiant. (L’Humanité)

Ce brûlot dénonce l'une des pires aberrations de notre temps : les progrès de la mécanisation, loin d'aider les ouvriers, les ont maintenus en enfer.  (Télérama)

Jeudi 21/11 20h30 et Dimanche 24/11  17h00

3, Chronique d'une famille singulière : Affiche 3, CHRONIQUE D’UNE FAMILLE SINGULIERE  Film uruguayen réalisé par Pablo Stoll Ward avec Nestor Guzzini , Matias Ganz, Carolina Centurion.                               1h55 / VO

Cette comédie douce-amère présentée lors de La Quinzaine des Réalisateurs à Cannes met en scène 3 solitudes au sein d’une famille éclatée.

Rodolfo, le père traîne une existence morne auprès de sa deuxième épouse. Sa première femme, Graziéla et Ana, leur fille adolescente, vivent toujours dans le même appartement. La mère qui n’a pas refait sa vie, passe beaucoup de temps au chevet d’une tante, et Ana, qui sèche ses cours au lycée, sort le soir et rencontre des garçons sans vraiment y croire. Rodolfo, que son métier de dentiste ne passionne pas,  soigne ses patients sans conviction.

Tout  au long du film, alors qu’il les a abandonnées pendant dix ans,  il va tenter de se rapprocher de son ex-femme et de sa fille.

Le scénario pourrait paraître minimaliste mais le réalisateur, bien servi par ses acteurs (en particulier par Nestor Guzzini) a su introduire un humour subtil et ménager des surprises visuelles.

« Au fond, c’est un doux éloge de l’altérité que pousse cette jolie comédie uruguayenne. »  (Les InRocks)

 La sorcière dans les airs, Ma maman est en Amérique, Loulou…, Le congrès, Aya de Yopougon, Une soirée spéciale « Le roi et l’oiseau » avec l’intervention de Jean Pierre Pagliano auteur d’un magnifique livre consacré au film « le roi et l’oiseau », 10e compétition de films de fins d’étude…

Jeudi 5/12  20h30   Dimanche 8/12  17h00

Dans un jardin je suis entré : Affiche DANS UN JARDIN JE SUIS ENTRE  réalisé par Avi Mograbi (Israël / 2012) avec Avi Mograbi, Ali Al-Azhari, Yasmine Al-Azhari-Kadmon   1h37 -  VO

Tout commence par le rêve d’une impossible rencontre entre  Avi Mograbi  et son grand-père, Imbrahim, devant leur maison de Damas, en 1920. Quelle langue parlaient-ils ? Pour déplacer le rêve dans le réel, Avi se tourne vers son professeur d’arabe, Ali Al-Azhari, et lui propose une association : faire un film ensemble. Ali est un palestinien de Saffuriyya, un village près de Nazareth, c’est un réfugié dans sa propre patrie depuis  1948. Il a passé la majeure partie de sa vie d’adulte à Tel-Aviv, marié à une femme juive, avec laquelle  il a une fille, Yasmine. Ensemble, Avi et Ali entament la préparation du film, et commencent à repérer des lieux significatifs de l’histoire perdue qu’ils partagent.

 Dans l’aventure commune d’Ali et Avi, de ce voyage qu’ils entreprennent vers leurs histoires respectives dans une machine à remonter le temps née de leur amitié, le Moyen-Orient d’antan celui dans lequel ils pourraient coexister sans efforts- refait surface avec une grande facilité. 

L’amitié entre le cinéaste israélien et un ami professeur palestinien filmée de façon très intimiste. Une relation comme un motif d’espoir en soi dans une région déchirée par la haine. Les Inrocks (Serge Kaganski)

Cette manière de tresser ensemble le rêve et la réalité, l'utopie et le concret, la croyance tenace dont elle témoigne dans la capacité de l'homme à s'arracher aux assignations, est rien de moins que révolutionnaire.

Le Monde (Isabelle Regnier)

Jeudi 19/12     20h30    Dimanche 22/12   17h00

Le médecin de famille : Photo          

LE MEDECIN DE FAMILLE  (Wakolda)  réalisé par  Lucia Puenzo  (Argentine/France 2012 ) avec Natalia Oreiro, Alex Brendemühl, Diego Peretti    1h33VO  

 Patagonie, 1960. Un médecin allemand rencontre une famille argentine sur la longue route qui mène à Bariloche où Eva, Enzo et leurs trois enfants s’apprêtent à ouvrir un hôtel au bord du lac Nahuel Huapi. Cette famille modèle ranime son obsession pour la pureté et la perfection, en particulier Lilith, une fillette de 12 ans trop petite pour son âge. Sans connaître sa véritable identité, ils l’acceptent comme leur premier client.

Ils sont peu à peu séduits par le charisme de cet homme, l’élégance de ses manières, son savoir et son argent, jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’ils vivent avec l’un des plus grands criminels de tous les temps. En réalisant ce film, Lucia Puenzo a souhaité se pencher sur les raisons qui ont amené le gouvernement argentin à accueillir tant de nazis après la Seconde Guerre mondiale.

Ce film a été récompensé au Festival de Cannes (66e édition) en 2013 : Un Certain Regard – Prix du Regard vers l’Avenir.

        Cave des Vignerons de Mancey                                Pauget Pascal (propriétaire récoltant)

             BP 100 - Route Nationale 6 - 71700 TOURNUS                                                                        Les Crêts       71700 OZENAY